C’est à la lumière de Baudelaire et de ses Fleurs que je prends tout à coup conscience d’une chose qui m’effraie et que je sentais rôder ces derniers temps, se lover contre moi et me caresser la nuque d’un souffle glacé et sinistre. Qu’il est étrange de remarquer qu’à force de chercher à trouver le beau, on en délaisse le Beau…

L'amour...

N’avez vous donc pas compris vous qui nous tenez par l’attrait de la chair qu’au moins un de nos sens vous est irrémédiablement fermé, qu’a seul droit de citer dans nos coeur celui qui arrive à l’atteindre ? Qu’il est simple de provoquer chez autrui le désir, la chair n’est que faiblesse, elle succombe aisément à vos attaques sensuelles, à vos corps dénudés, luisants et vigoureux. Seul un vague sentiment de honte, de dégoût et de rage subsiste à vos ébats, une part d’immaculé a été sacrifiée sur l’autel de vos passions charnelles, une part de rêve est morte sous vos traits ! En dardant vos atours vous tuiez notre amour…