C’est à la lumière de Baudelaire et de ses Fleurs que je prends tout à coup conscience d’une chose qui m’effraie et que je sentais rôder ces derniers temps, se lover contre moi et me caresser la nuque d’un souffle glacé et sinistre. Qu’il est étrange de remarquer qu’à force de chercher à trouver le beau, on en délaisse le Beau…

N’avez vous donc pas compris vous qui nous tenez par l’attrait de la chair qu’au moins un de nos sens vous est irrémédiablement fermé, qu’a seul droit de citer dans nos coeur celui qui arrive à l’atteindre ? Qu’il est simple de provoquer chez autrui le désir, la chair n’est que faiblesse, elle succombe aisément à vos attaques sensuelles, à vos corps dénudés, luisants et vigoureux. Seul un vague sentiment de honte, de dégoût et de rage subsiste à vos ébats, une part d’immaculé a été sacrifiée sur l’autel de vos passions charnelles, une part de rêve est morte sous vos traits ! En dardant vos atours vous tuiez notre amour…
par Kevin
30 août 2007 à 19:18
Moi je suis là, ne cherche plus…
par Thanos
30 août 2007 à 21:43
Comme toujours ta flèche frappe juste et en plein dans le coeur de ma réflexion. Que dire après pareil texte sinon que l’abandon est une faiblesse certes, que cette dernière mérite blâme et reproche, mais qui est assez fort pur n’oser y gouter.. pour ma part, je ne suis que l’esclave de mes sens et de mes envies et de … la passion …. une confusion des sentiments (un peu différente de celle de stephen zweig, certes..)
par Atypik
31 août 2007 à 02:00
Euh… Je pourrais avoir la dernière phrase avec une traduction ? Je n’ai pas compris !!!
par Incipio
31 août 2007 à 07:06
@Kevin, merci pti loup, attention toutefois à ne pas tomber dans la nasse.
@Thanos, la force de l’esprit est celle qu’on lui prête ! L’Amour est-il à ce prix ? Je ne suis pas, j’avoue à même d’y répondre, juste une réflexion, une supplique, une plainte, sans doute un coup à blanc, un plouf retentissant dans ma conscience fragile…
@Atypik, la dernière phrase est fortement connotée ;p En bref, elle indique qu’à trop avoir mis en avant la chair, l’esprit en est passé pour superflu détruisant ce faisant toute relation sur un plan plus sérieux.
par Jonathan D.
01 sept 2007 à 20:12
Mouais… C’est un beau texte, mais je crois que lorsqu’on le veut, on peut résister à l’appat de la chair et essayer de voir au-delà, même si ça n’est pas toujours facile (surtout quand on est sur un catalogue, pardon, un site de rencontre).