Deux êtres sur cette terre saurons se retrouver dans les mots qui suivront…
Il nous aura meurtri cet ami qui fut proche, il nous aura fait mal et s’en sera allé. Il avait dans ses yeux, dans son visage d’ange un je ne sais quoi triste, un je ne sais quoi beau, qui redonnait le ris à notre âme abîmée.
Il nous aura leurré, se sera invité au fond de nos pensées juste pour y dévorer le contenu doré que le cœur y secrète dans cet antre où les ombres sont autant de souvenirs qu’on regrette à jamais.
Il nous aura quitté et s’en sera allé, laissant au bord des yeux des larmes qui perlent en pluie, laissant dessus nos lèvres un léger goût salé, un léger goût amer, laissant dedans le cœur un lieu vaste et immense qui l’avait abrité au cours de ce voyage, un trou béant et froid qu’on cherchait à combler.
Il aura pénétré par derrière les barrières autrefois érigées pour contenir les pleurs, il les aura brusquées et se sera frayé un chemin de ravages jusqu’au but, jusqu’au bord des profondeurs de sang qui font de nous des hommes.
Il s’en sera allé, par delà les rivières, les terres et les mers, s’enfuyant toujours plus, celui qui badina avec l’amour d’autrui…
par matorif
18 déc 2007 à 15:39
Je découvre ton blog au gré de mes errements sur le net, et j’en suis ravi, j’aime beaucoup comment tu écris (et ta playlist sur la droite risque de m’accompagner une bonne partie de l’après-midi). Je choisis ce post car j’apprécie la mélancolie qui s’en dégage. Au plaisir de te (re)lire bientôt.
par Incipio
20 déc 2007 à 11:17
@matorif : merci de ce message, il réchauffe et donne des ailes à l’écrivaillon qui sommeille sous ces pages