Ecrire pour tout vous dire, écrire pour tout finir…
Alors qu’enfoui sous des montagnes lugubres d’un travail à finir avant de m’envoler auprès de ces congés qui m’accueilleront bientôt dans leur demeure ouatée, à l’abri des erreurs, caché de la noirceur, bien loin dans la chaleur, lové dans la douceur d’une maison familiale au fond des vals dorés de ma région natale. Alors que n’étant plus qu’un être épuisé que la fin de l’année a jeté sur le sol, a foulé de son pied, piétiné sans vergogne. Alors je vous écris…
Ceci est un adieu, ceci est une trêve, car l’année se finit, le cycle se termine pour mieux recommencer et renaître à nouveau sous un signe changé par endroits immuable. Ceci est le dernier, car je ne pourrai plus de la plume faire des traits, des pleins et des déliés avant que l’aube nouvelle ne perce le cocon où elle est enfermée.
Cette année qui vacille et s’en ira s’asseoir auprès de ses aînées m’a vu m’épanouir, me livrer toujours plus et nouer amitié avec tellement de monde dont seuls sont restés ceux qui comptent à mon cœur, ceux dont la seule absence fait crier de douleur le petit être frêle que j’ai toujours été. De son regard placide, elle a suivi des yeux les premiers pas d’un homme qui livre ici son âme au risque de la perdre car ces lieux sont sordides.
C’est avec maints regrets que je vais la quitter, la voir s’éloigner et embrasser sa fille sans doute moins françois et bien plus incipio… Bonne année à vous tous, passez de bonnes fêtes, je retourne m’enterrer au fond de ces allées de marbre et de gravier où seuls quelques-uns sauront me retrouver…
par The 6L20
21 déc 2007 à 14:56
bon courage a toi, et bonnes vacances.
Chronos n’arrêtera malheureusement pas le temps.
j’espère cependant que le fil du lien ne cèdera pas, comme 2007 cèdera sa place a 2008
par Atypik
21 déc 2007 à 15:14
Bonnes fêtes de fin d’année à toi et ton entourage. Plein de bonnes choses pour cette nouvelle année.
Et sache que ceux qui sont loin de tes yeux le sont surement moins de ton coeur. Et c’est tout ce qui compte.
ALL MY BEST WISHES
par praetorius
26 déc 2007 à 00:52
Vous invitez vos lecteurs à lever le voile de l’anonymat,c’est en lecteur fidèle que je m’exécute.Pour me présenter brièvement:j’ai 23 ans,une formation de musicien, claveciniste, organiste; mais puisqu’il faut nourrir mon être de chair et d’os, je m’adonne à une passion plus rentable: la facture d’orgues.J’habite et travaille à Haguenau(alsace du nord).J’aime le silence,cet écrin de la musique.Je réserve mes moments de sociabilité pour ceux que j’estime, ma tendresse à celui que je ne connais pas encore.
Voici quelques mois, alors que la curiosité m’avait poussé sur le net à découvrir ce que pouvait être les goûts, les intérès des hommes qui comme moi aiment les hommes, alors que la lassitude me promenait de page en page, de lien en lien, les yeux pollués par des images d’un narcissisme navrant, je vis apparaitre sur un blog,ô réconfort, un paysage verdoyant, humide, silencieux, rempli des odeurs boisées de mes promenades d’enfant.C’est cette vision qui m’a arrèté et m’a permit de vous lire….
« Je préfère de loin ce qui me touche à ce qui m’éblouit» (François Couperin1685-1733,L’art de toucher le clavecin)
……Je ne suis pas ébloui par votre culture,ne faisant pas cet étalage stérile de lieux communs antiques qui font d’un texte un jeu pour initiés.Je ne suis pas ébloui par votre style, se refusant toujours de cèder au culte de l’incongruité, ce diktat moderne pour qui n’est pas artistique ce qui n’est pas abscon.Ce dont vous parlez, ces bruits, ces sensations, ces plaisirs sensuels, ces douleurs inéffables, cette façon de rendre la pluie, le soleil, le vent complices ou bourreaux de vos espoirs, vos mélancolies;tout cela me touche et (dois-je le dire?) me boulverse parfois.
Quel est le cocon qui enferme votre plûme?J’ai l’impression au contraire qu’elle se meut dans un grand geste de beauté, de générosité sans calcul, qu’elle trace dans mon coeur les sillons où germe une meilleur partie de moi même, plus confiante, plus empathique.Vous semez les mots à pleines poignées mais vous en partagez les fruits avec ceux qui, comme moi, ont découvert le lieu où vous cultivez votre âme.
Par votre bienveillance, votre sensibilité, vous repoussez plus loin les frontières de l’indissible.Vous me donnez quelques mots à placer sur des souvenirs que je laisse enfouis dans un chaos intérieur,parce que je ne peux les nommer,et nommer c’est déja comprendre.Vous m’aidez un peu à me comprendre.Merci.
Que cette année naissante voit votre champs de ruines se métamorphoser en un jardin où pousse cette fleur que l’on cueille souvent à deux, un lieu de repos et de bonheur. Praetorius
par Incipio
02 jan 2008 à 14:08
@praetorius Ces quelques mots me touchent profondément, j’écris comme je suis, j’écris ce que je suis, je n’écris pas ma vie, mes mots passent à travers les voiles de mon monde et en ressort les textes que tu lis… A bientôt en ces lieux, facteur d’orgue…