Un être a fleuri…Ecrire pour tout vous dire, écrire pour tout finir…

Alors qu’enfoui sous des montagnes lugubres d’un travail à finir avant de m’envoler auprès de ces congés qui m’accueilleront bientôt dans leur demeure ouatée, à l’abri des erreurs, caché de la noirceur, bien loin dans la chaleur, lové dans la douceur d’une maison familiale au fond des vals dorés de ma région natale. Alors que n’étant plus qu’un être épuisé que la fin de l’année a jeté sur le sol, a foulé de son pied, piétiné sans vergogne. Alors je vous écris…

Ceci est un adieu, ceci est une trêve, car l’année se finit, le cycle se termine pour mieux recommencer et renaître à nouveau sous un signe changé par endroits immuable. Ceci est le dernier, car je ne pourrai plus de la plume faire des traits, des pleins et des déliés avant que l’aube nouvelle ne perce le cocon où elle est enfermée.

Cette année qui vacille et s’en ira s’asseoir auprès de ses aînées m’a vu m’épanouir, me livrer toujours plus et nouer amitié avec tellement de monde dont seuls sont restés ceux qui comptent à mon cœur, ceux dont la seule absence fait crier de douleur le petit être frêle que j’ai toujours été. De son regard placide, elle a suivi des yeux les premiers pas d’un homme qui livre ici son âme au risque de la perdre car ces lieux sont sordides.

C’est avec maints regrets que je vais la quitter, la voir s’éloigner et embrasser sa fille sans doute moins françois et bien plus incipio… Bonne année à vous tous, passez de bonnes fêtes, je retourne m’enterrer au fond de ces allées de marbre et de gravier où seuls quelques-uns sauront me retrouver…