Petit mot d’un rien de lignes où la nuit noire accapare mes songes et refuse d’offrir à mon âme un gîte tant espéré.
Enveloppe de soie d’un fol espoir qu’on voulait grand, fleur de fumée fragile asservie par les vents, les voilà qui t’emportent, déforment ta corolle, s’insinuent en ton sein où je voulais être seul. Une pierre, un roc était au cœur de ton dessin, juste un bloc de marbre froid que les traits de ton velouté épousaient tant et si bien que l’œil exercé s’en est laissé conter au lieu de se retirer, de cacher de ces aspérités la douce délicatesse de sa propre inconsistance.
Et me revoilà seul, à sombrer dans un lit, à tomber dans la nuit qui refuse mon âme et me jette hors d’un royaume que je croyais ami. Morphée ne veut plus recueillir l’être frêle que la bourrasque d’un mot a su propulser sur les raideurs d’une plage de calcaire, déchiquetant son voile, transperçant çà et là la mince cuirasse qu’il avait su garder comme pour inconsciemment se protéger d’un revers du Notus.
Pourtant le rêve avait bien débuté, comme un songe qui prenait vie, moi qui en espérais tant, me revoilà dévasté, anesthésié de la vie…
par toubib75
17 jan 2008 à 08:26
Indéniablement il y a du style dans tout ça, mais encore trop « précieux» pour laisser passer le message. Courage, l’insomnie permet de grandes choses.
par incipio
17 jan 2008 à 10:22
@toubib75 juste quelques mots pour éclairer ton front : la perte est le sujet et l’amour l’objet… l’insomnie qu’une douce conséquence, un rappel que le cœur commande plus qu’un battement.
par RomainB
17 jan 2008 à 12:44
Et le vieil adage de dire : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Rien n’est jamais définitif, et l’espoir d’un bonheur sous une aile peut se transformer en bonheur concret sous une autre. Panse ta blessure, je t’envoie des baisers que je te voudrais salvateurs.