Feu de l’âme
Le feu de Neuchatel Comme les fleurs du mal qui poussent dans la nuit, la tristesse nous enlise et narcotise nos vies. Récit d’une semaine en tout sens riche et intense…
Douleurs encore proches qui s’accrochent mais rien d’irrémédiable, tout juste faut-il se donner les moyens d’en réduire les effets. Aller de l’avant, apprécier les moments d’un départ nouveau. Car après chaque naufrage, il faut reprendre le large et voir d’autres rivages, moins de cocotiers, plus de vanille, un sable plus fin ou vulgaire au choix, bref une côte modifiée, une île différente mais les tons restent les mêmes et le plaisir réel.
La semaine commence par les pleurs d’un cœur à vif, écorché par la vie, par certaines émotions qu’on préférerait ne pas savoir exister. Retour dans mon pays après l’absence de quelques jours dans ces alpages où l’herbe est toujours verte et les vaches violacées. Retour le cœur en peine pourtant empli de joies, celles de retrouvailles, celles de partages récents mais celles d’espérance qui se verront déçues. Le train file dans la nuit et me ramène prestement en un lieu où mon voyage commença et d’où il débute à nouveau.
Le heurt, violent mais attendu, le vaisseau s’est brisé en un soir de mercredi. Les falaises escarpées ont su avoir raison de ses voilures légères. On tombe, sombre et se noie, attendant qu’enfin cesse le tourment qui vous ronge, que la lumière soit et vous rappelle à elle. Et voilà qu’elle est là, qu’elle frappe à l’improviste au bastion qui désormais protège et garde les cendres d’une âme carbonisée. Action impromptue, concert tenu secret, concert en comité, on découvre un bel artiste, se laisse couler dans les paroles d’un texte, la voix d’un amerlo, l’ambiance d’une soirée. Mutisme involontaire, le maelström interne continue de tournoyer mais le voilà apaisé, comme si cajolé par les phrases de chansons écrites bien loin de là. Le soleil perce enfin derrière ce rideau et c’est rasséréné que la soirée finit.
Les anniversaires filent, les bouteilles défilent, de longues gorgées vermeilles où l’argent et l’or se mêlent un tourbillon de plaisirs, où amis plus ou moins proches se croisent et s’entrecroisent. Retour sur le seuil d’une fin de semaine dernière, le monde recommence par endroits mais c’est un nouveau jour, une nouvelle étape. Deux amis bien plus proches, un musée pour nous trois, ce sera en duo que nous prendrons les champs pour se quitter autour d’un chocolat pour lui, d’une bière pour moi mais pour chacun de deux un antre de délices qu’on laissera entrouvert.
Merci à Henri pour son mot…
janvier 20th, 2008 at 23:23
[...] ceux qui seraient passé à côté (est-ce possible ?), allez découvrir Chris Garneau, chez Brice, Incipio, Artypop, et surtout le découvreur de talents que je suis les yeux fermés, Toli. [...]
janvier 21st, 2008 at 17:25
[...] en parlent aussi : incipio - vincen-t - artypop - Brice - [...]
janvier 22nd, 2008 at 00:14
[...] des copines : Artypopchou, Tolichou, Incipiochou (si, si, cherchez bien, il en parle !), Vincen-tchou (