Ephèbe de marbreDes soirées partagées, un cinéma aussi mais tout est si fragile…

Albâtre et ébène se mêlent sur ta peau, j’effleure de mes mains les angles de ton corps, l’ombre chaude de tes muscles. Les souvenirs du passé ressurgissent en un trait, l’amour et l’amitié puis l’attente et l’abandon. Depuis toutes ces années, nous nous étions quittés, nous voilà retrouvés au coin de deux années. Tu t’étais invité chez des amis communs mon doux, mon bien aimé et nous avons flirté pour nous remémorer. Toujours aussi splendide, toujours beau et fort, tendre et si attachant, souviens toi de ces temps…

Ton souffle sur ma peau, la chaleur de mes reins s’enroule au creux de toi. Un frisson et puis deux, les larmes commencent à poindre, des sensations trop fortes, émotion et plaisir se jouent de mes passions. Tu frôles de tes flancs mes mains qui se hasardent et susurres à l’oreille de doux mots sans paroles. Mon corps se love auprès du tien, tandis que de mes doigts je parcours l’étendue des montagnes saillantes qui surgissent de ton être. Soubresaut de divin qui s’instille et qui soudain explose. Laisse donc ton toucher pétrir ma chair à nue tandis de nos deux corps s’unissent et se resserrent.

Comme une peur réciproque, ressusciter les morts, les années ont filé, toujours plus nombreuses, tellement sont passées que nous ne nous étions embrassés. Mais voilà que renaît une idylle qu’on avait cru fanée. Suce donc hors de mon âme le fiel qui s’y dépose, laisse toi jouir sous mes doigts, éructer ton plaisir. Laisse moi donc t’aimer à nouveau bel éphèbe de marbre et d’anthracite, cela fait trop longtemps que je ne me suis offert. Remplis donc de ton âme la base de mon être, offre à ce corps rebelle la douce lasciveté qui lui est refusée…