Une soirée en enfer, je me meurs peu à peu au fond de ma tanière. Rien n’opère plus ici, tout s’effondre, s’éboule, un effritement malsain qui me ronge et m’entraîne…
Mi humaines, mi rapaces, elles se ruent sur mon âme, avides êtres cupides, et lacèrent mon jeune cœur encore rougeoyant. Orphée n’y pourra rien, le mal est déjà là, tapis dedans la chair. Le souffle de son corps n’est plus qu’une flamme frêle qui réchauffe avec peine les lambeaux de ma vie.
Implacables furies, elles fondent et attaquent les bords de mon être. Elles y gravent des tranchées de leur serres effilées puis s’envolent dans les cieux et me laissent à terre, gisant seul, hébété. L’espace s’assourdit, je m’exile et me terre. Pour vivre, je dois guérir, résorber mes blessures, colmater mes fissures.
Remords des temps passés, regret de n’avoir pas été celui qu’il espérait au moment désiré. La vie n’est que fadeur depuis ce drame commun. Des sentiments froissés, une peine encore vive, tant de choses qui m’attristent et redonnent au passé de belles couleurs pastel. Les questions ressurgissent, les amis sont partis, l’immensité est vide et je suis en son centre. Entendez mon appel, répondez à mon cri car en ce soir d’hiver la vie quitte mes veines…
par toubib75
18 fév 2008 à 12:59
Pour un chagrin d’amour
Pourquoi quitter la vie?
S’il ne dure toujours
Ne vaut pas tant de cris.
par The 6L20
19 fév 2008 à 13:47
mais que ce passe t’il?
par incipio
19 fév 2008 à 14:47
@the6l20 : léger chagrin d’amour, rien de plus, rien de moins…
@toubib75 : un portrait, un poème, bientôt le Chardonnay, le dîner et la porche ? :p Merci pour ces doux mots, ils s’en vont réchauffer la froideur d’un coeur qui s’est vu rejeté au tournant de deux aubes.
par toubib75
19 fév 2008 à 18:43
Chardonnay… plutôt Bordeaux si m’en croyez, le souper peut se faire également. Pour la porsche.. Patientons.