Les pendules se réveillent, se croisent, se synchronisent et se quittent jusqu’au soir…
Ombres sur le pavé, troupeau de complets noirs, une armée de gens sombres défile sur les marches. Tristes horloges funèbres, ils s’enfilent tête basse dans les couloirs obscurs d’une ville qui les noie.
Sans ambition aucune, sans grande conviction, leur tintement résonne sur le sol de béton, miroir du voile gris qui enveloppe le monde. Les secondes s’égrainent, les minutes s’enfuient mais ces horloges-ci résistent à leur passage. Immuables, elles expirent comme à leur habitude leur soupir sonore, ce lourd gong qui se fane au contact de la pluie, rideau d’eau qui s’écoule depuis l’ouate grisâtre qui recouvre les cieux.
Ces fantômes se hâtent à l’entrée des bureaux, se bousculent, se heurtent, s’entrechoquent dans la foule. Ils s’entassent dans les trains et se ruent dans les tubes. Ils mugissent au passage, exprimant leur outrage mais ils restent des spectres, des voiles sans consistance et se volatilisent à la moindre bourrasque.
« Nous ne sommes pas ces ombres, nous ne sommes pas ces êtres que tu croises matin car nous sommes comme toi, enfants de l’impulsion, objets de création. Nous ne sommes pas ce flot épais d’inconnus sombres que tu sembles observer de tes yeux d’écrivain car nous sommes chacun des uniques qui vivent et se groupent en masse soit par nécessité soit par volonté.»
par toli
28 fév 2008 à 11:59
On ne dit pas « Tic tac tic tac» mais « Tac Tac Tac Tac»
par le patron
28 fév 2008 à 14:47
Vulnerant omnes, ultima necat.
Voici un petit lien dont l’ingénieux contenu devrait te plaire :
http://www.yugop.com/ver3/stuff/03/fla.html
A bientôt…
par Jeremy
03 mar 2008 à 12:02
Que d’influences venues de Toli ces temps çi!