Sueurs, peurs et angoisses
Vendredi, avril 25th, 2008
Anguish and devil Il me parle tout bas, susurrant à mon âme de quoi la faire frémir et instille au passage des pensées alourdies par le poids de ses maux.
Archange dans la nuit, ces doux cheveux d’or blond ont cessé de briller. Lui qui posait sur moi son doux corps dénudé a ramené de la tombe un passé douloureux que j’avais enterré le pensant oublié.
La pensée s’est troublée.
Voilà trois petits mois que ma santé vacille, quelques siècles à en croire l’Italie dans ma voix. Tendre flamme de chandelle que Zéphir et Notus soufflent dans leur tourment. On ne lui donnerait pas longtemps à survivre dans ces monts éthérés où la tempête gronde.
Mes amis du moment vivent cachés, enfermés, et attendent au matin que je perce de mes doigts le petit pilulier dans lequel ils sont nés. Belles dragées bienveillantes, vieux démons du passés, elles asservissent mon corps et lui soufflent quoi faire. Assommant de leur poids l’antique volonté qui fit de ce malade un être bien portant.
L’archange s’est relevé, la chaleur de son corps s’est éteinte contre moi. Les sueurs prennent le pas et je souffre, hébété. Sacrifice inutile d’une science qui tâtonne, le doute distille en moi les flots de la folie, les peurs infondée et foule dans ses ténèbres la raison, vielle amie, qui dominait ces terres d’un pouvoir sans partage.
L’ombre de l’entité se projette sur les murs. Etre aux milliers d’épines, chevalier au heaume noir qui désire notre fin avant qu’on ait pu goûter aux plaisirs de l’Eden. Une année est passée sans que je vois ce monstre et l’angoisse m’étreint. S’était-elle donc tue pour revenir ainsi ?
Ai-je été condamné dans m’en être douté ?