Brûlure
Brûlure naturelle Il dévale sur ma peau, court à en perdre l’haleine sur les petites dunes hérissées de palmiers ; s’engouffre dans mon cou et s’étiole sur le col.
Chaleur d’un été qui a bien débuté, tu te loves contre moi et griffes de tes mains la peau que tu caresses. Ta langue de velours s’enroule et se dévoile, avide extrémité, torride cime dardée qui roule sur les sens et excite l’essence.
Assoiffés, insatiables, tes crocs se plantent en moi, ils mordent sauvagement la chair protectrice ; s’enivrent jusqu’à l’extase du tiède nectar pourpre qui jaillit par spasmes de cavernes secrètes. Chaque goutte du divin renforce encore ta rage qui s’étend sur mon corps, me lèche davantage et laisse là sa trace, vive patine écarlate.
Dangereuse liaison que l’idylle d’un roi, dusse-t-il l’être du ciel. Mesure peu commune, le prix de cet outrage est celui de ton sang. Indélébile, elle marque, imprime dans la chair son passage, sa venue et ne quitte l’orée que pour brandir le fer, le fouet et l’étrivière.
mai 13th, 2008 at 15:24
serait ce un moustique?
mai 13th, 2008 at 15:27
@The6L20 Bien tenté mais non, nul moustique là dedans
A la fois plus simple et compliqué…
mai 14th, 2008 at 21:19
Le soleil? Tu as chopé un coup de soleil?
mai 15th, 2008 at 15:51
Un coup de soleil absolument… mais comme rien n’est jamais simple par ici, celui-ci s’est adjoint d’une rupture