Walk AloneRien a écrire, rien envie de dire. Les mots sont étouffés, les pensées renfermées, aucune parole ne sort du piège qui l’enserre.

Les jours sont douloureux, les nuits reposent à peine, les idées nous poursuivent haineuses et vengeresses. Bientôt trois petits mois, malgré l’intermittence, malgré l’hésitation, bientôt trois petits tours d’un jeu qui doit cesser. Tout avait commencé au détour d’une soirée qui avait continué, quelques journées plus tard autour d’un diner. Tout alors semblait beau, tout alors me plaisait, mais le temps a passé, désormais l’amertume a su emplir ma bouche.

Refus, refus encore, toujours à refuser, à dénier de sortir, à tenter d’éviter. Il m’aura bien joué, il m’aura amadoué. La tristesse m’emplit quand je vois tout ce temps, ces moments de perdus avec cet bel être qui n’aime rien en moi d’autre que la luxure.

Ce monde me semble si sombre, si triste malgré la vie, le bonheur n’attend rien d’autre qu’un mince soutient. Encore me faudrait-il la force de le porter, de lui trouver un lieu, un repli, une cache où il serait heureux.