
Une lettre dans la boite, l’écriture d’un ami, devoirs de vacances, exercices de style… Se livrer, raconter, partager !
Elles s’effilochent dans un temps si s’étend sans mesure, leurs souvenirs restent en nous, là ou le tannage des jours s’efface lentement. Les vacances ont un gout d’aventure immature qui grise et se fond peu à peu dans l’écume des jours. Fiévreux on planifie, on attend, et voilà que la date est venue que le soir, on s’exporte et ouvre devant nous des monts gris argentés aux reflets inconnus. Les heures sont élastiques et laissent dans la bouche une impression folle où départs et retours sont comme deux jumeaux, négatifs l’un de l’autre, l’un si court, l’autre si long. Des débuts éternels où chaque jour est un siècle à la fin qui s’enfuit, chaque instant est une heure qu’il nous faut retenir, conserver et chérir.
Il s’était embarqué pour de nouveaux voyages, déjà presque une année a filé depuis qu’il a tenté, osé s’enfuir un peu vers des horizons moins gris que le ciel de Paris. Il embarque dans un train, s’éloigne par deux fois et revient entre temps. Retour dans une ville où il goute les plaisirs et chérit au plus profond les moments de prélasse, bercé par les brises et chauffé par l’astre Sol.
Les paysages s’étalent, floutés par la vitesse d’un train qui chemine, preste, à travers une campagne de France. Séjour dans le Sud, celui de feu Pagnol, où cigale et lavande, soleil et terre d’ocre vous bercent dans la tendresse d’une nature heureuse. Visites de vieilles pierres, découverte d’un lieu inconnu jusqu’alors, compagnie d’une amie, de la mère de son père. Longues journées de quiétude où le repos de l’âme rouvre de vielles armoires de vacances d’enfance. On revoit sa famille, vieux moments où le môme s’amuse, inconscient, insouciant alors que les journées s’égrainent doucement dans le long sablier d’une vie bien remplie.
Un marché, une église, les clameurs d’un tour aux étapes innombrables, diner à la terrasse d’un bistrot de village et retour sur un temps où les secondes n’étaient qu’une vue de l’esprit. Les anciens nous rappellent que la vie est autre chose qu’une course perpétuelle après ce vain moment qu’on espère faire durer et garder pour toujours dans les gouffres d’une mémoire à jamais incomplète.
Un retour, un travail et déjà que résonne le tintement joyeux d’une deuxième escapade au beau milieu des flots, à l’ouest de ma patrie. Mais celle-là, pour l’instant, je la garde pour moi…
1 Trackbacks
You can leave a trackback using this URL: http://www.incipiter.net/2008/09/08/devoirs-de-vacances/trackback/
[...] http://www.incipiter.net/2008/09/08/devoirs-de-vacances/ [...]