
Deux mois, des envies, des visages mais… rien !
Lentement, elles s’égrainent… les semaines défilent depuis que les adieux ont été échangés. Voilà maintenant deux mois, l’envie reprend ses droits. Une envie, laquelle donc ? L’envie omniprésente, oppressante et pesante, celle-là partagée çà et là par des proches. Celle qui ronge l’intérieur quand vous comptez sur elle pour apporter un sens, une base, un pilier à une vie qu’on remplit pour en cacher le vide.
Certes mon antre est bien plein, des passions il y en a, des envies encore plus, mais l’Envie, celle de l’Autre, celle-là me taraude. Je peux lire, écrire, sortir, boire, m’amuser, elle reste malgré moi, s’insinue et distille toute la futilité de ces folles expériences s’il n’est pas dans ma vie quelqu’un pour partager, discuter et construire.
Certes j’ai bien rencontré des personnes, des gens, et ai même aperçu dans le coin d’un regard une beauté occultée, de ces perles dans l’étui qui n’attendent qu’un aimant pour livrer leur joyau. Mais ceux-là sont des songes, de beaux rêves impossibles qu’un autre que nous possède et a mis sous la clef. Les autres sont fadeur, absence parmi les sens que seul le sourire a su faire apprécier. Alors je repars, les sentiments froissés et reprends la longue marche incessante et lassante.
La verdure d’autrefois a repris ses teints bruns, un fin rideau de bruine drape les hautes cimes et le temps s’effiloche me laissant dans mes songes. Seule l’ouate de mon lit apaise mes tourments. La belle mélancolie est un doux sentiment, une liqueur d’autrefois qui file le tournis et rouvre dans un silence les douceurs du passé.
Ne pas les contempler, rester dans le présent et penser à l’avenir, mes amis sont précieux à de tels instants. Alors on se réveille, on s’ébroue, se libère de ces chaines de plomb qui nous pendaient au cou. Le chemin est bien long lorsqu’on cherche l’amour, il a sa volonté, son timing bien à lui et gare à ceux qui tentent de lui forcer la main.
Ce soir je continue à arpenter les sciences, lectures puis conférence aux cotés d’un ami, aimé d’un passé proche. Puis ce sera retour dans le centre de la ville, désormais rassasiés les neurones se tairont et laisseront l’effort prolonger ma soirée.
…in corpore sano !
par The 6L20
16 oct 2008 à 13:53
tu n’es pas le seul…
par TonCollègueDeSport
16 oct 2008 à 21:38
« Il en est des passions comme des maladies, on ne peut que les décrire avec cet étonnement toujours renouvelé et mêlé d’un léger frisson que l’on ressent devant les forces élémentaires qui se déchaînent tantôt dans la nature, tantôt chez l’homme. Des passions d’un tel degré ne sont plus soumises à la volonté de l’individu qu’elles assaillent; elles ne font plus partie de la sphère de sa vie consciente, mais elle éclatent pour ainsi dire en dehors de lui, par-delà sa responsabilité. Vouloir juger un homme subjugué par la passion serait aussi absurde que de demander des comptes à un orage ou traduire en justice un volcan. (…) La vie de quiconque a passé par là est ruinée» (Stefan Zweig, in Marie Stuart)
Même si le chemin est parfois long et difficile, il est toujours possible de combler le vide de sa vie; alors je ne peux m’empêcher de voir de l’espoir pour toi. Moi, c’est déjà trop tard. Et puis de toute façon, si dans 10 ans, après tous ces efforts à augmenter notre sexyness le mardi soir, on est toujours seul, on se marie tous les deux, hein??
par matorif
22 oct 2008 à 17:12
Difficile d’enchaîner après un tel commentaire. J’ajouterais moi aussi une citation : « Le seul moyen de se délivrer de la tentation, c’est d’y céder» . trouve ta tentation, et fonce !