Vieux dicton du passé mais toujours actuel, les voyages nous forment, ouvrent en nous de belles portes : tolérance et plaisir, rencontres et amitiés. Voilà quelques années qu’il m’a fait découvrir, celui là que j’aimais, la joie d’un saut de puce enfermé dans la France.

A vivre dans cette ville, centre au centre d’une île, on oublie peu à peu que le pays est vaste, effaçant de nos vies ce qui vit au dehors. Un jour, donc, on s’oublie, on se laisse emporter et c’est avec joie qu’on découvre son pays, qu’on aperçoit enfin qu’avec quelques moyens on peut se faire plaisir à partir hors d’ici quelques jours, rien de plus.

On s’y fait en deux jours des amis pour la vie. On y trouve au passage des beautés imprévues. On visite les richesses d’un patrimoine immense. On déguste la vie, les saveurs et les mets et sans même le savoir, on réduit en poussière de vieux jugements d’antan, frontières entre les gens érigées par le temps et que notre seul passage rappelle au néant.

Une seule chose m’ennuie, elle me turlupinne, tarabistouille mon âme… C’est cette vieille solitude qui ne me quitte pas. De ne pas partager ces regards, ces belles choses avec une moitié d’âme qu’on souhaiterait sentir se lover contre nous et ne plus nous quitter.