Quelques mots posés là, récemment dans la nuit, pour tenter d’oublier, essayer de calmer, apaiser et sombrer.

Déchire mes mots, délabre mon corps, arrache ce cœur, palpitant, vrombissant. Pleure alors de ton sang, sanglote de tout ton corps, ne respire que par spasmes. Brûle, gèle, alterne tout ! Tremble, démence, fol’ ivresse, jusqu’à ce que tes mains ne répondent plus à rien, ni au cœur ni au reste ! Frappe, oublie et expie…

Alors bois, saoule toi, sens le liquide brûlant dévaler et sombrer, se lover tout en bas, lacérer à son tour ce qui restait d’intact. Avale les comprimés, laisse la drogue prendre soin d’un corps qui se détruit, dont la maîtrise t’es désormais interdite. Immense pantin vivant, les larmes coulent à terre ne laissant sur les joues qu’un mince film humide, tu te calmes à présent et repense au néant.

Là seulement tu sauras ce que l’amour peut faire si on lui laisse le droit de contrôler la vie…