Archives pour avril 2009

Nox amoris

Tout contre toi, face à l’émoi,
Ne respire pas, effleure-moi !
Et de ta langue, et de ta bouche,
Dévore, agrippe, affole… farouche !
Accole-toi, joins-toi à moi,
Seul contre toi, face à l’émoi,
Et d’un baiser, frêle, solitaire,
Délivre les mers, durcis ces terres !
Et dans l’étreinte emplie d’écume,
N’être plus qu’un, toi, moi sans loi…

Avalanche

Partie de la nuque, assourdie, insensible,
Elle roule, glisse, dévale, relâche son ampleur,
Dévorant les mille monts révélés au passage.
On s’affole, se défend et les sens plein la peau,
On succombe aux plaisirs du grondement serein,
De l’avalanche naissante d’un frisson qui s’épand.

Cave Mala

Par un matin bleu ciel, une idée m’a frappé, de ces idées qui sonnent, trébuchent sur les crânes et prennent par surprise le gredin que j’étais à marcher dans l’allée où elle se promenait.
C’était une belle pomme, d’un beau grain vert et rouge, aux contours attrayant, à la robe joufflue ! Elle m’était apparue à [...]

Adieu

Le souffle s’est tari, sa flamme s’est éteinte,
Et nous tous, à tâton, dans cette nuit sans phare,
Cherchons dans la nuit noire, une lueur d’espoir.

Ad libitum

Il était un doux rêve amer,
Fragrance d’orange et peau de pêche,
Trop courts instants où l’aigre-doux,
Roule sous la peau, baise les mots.
Son sourire fane à l’horizon,
Il court, il fuit, l’ombre l’engloutit !
Il était un rêve éveillé,
Que j’eus voulu ne pas quitter…

Le dernier des Colosses

Encore quelques journées, guère plus qu’une poignée, alors il s’éteindra ce colosse, ce géant. Voilà quelques années qu’il vacillait déjà, du haut de son tambour, piédestal où mes songes l’avait posé un jour.
Cela était prédit, la vie avait passée, sereine et enchantée, quelques fois bien amère, mais elle s’était allée le long de son grand [...]

Peurs, espoirs et joies simples

Tout naquit de la peur, peur d’aimer, de forcer, de laisser s’effondrer les frontières érigées. Vieilles pierres déposées, gardes fous d’un passé que la tempête laissa, le déluge épongé.
Le temps passe, on se livre, de l’antique naufrage, on arrange les vestiges et alors, sans savoir, on se laisse emporter, dériver sur nos sens et baiser, [...]