
Un piano nous rappelle, souvenir d’un passé désormais effacé.
Une journée peu chargée, de ces jours allégés où l’esprit se sent libre, presque happé par les nues. Une journée si paisible, si volage, frêle voyage où l’on se sent porté, où les pas sont des songes et les mots des images. Une journée loin de tout dans les rais d’un soleil, à évoluer serein dans l’ombre pâle et blanche qu’il trace dessus l’asphalte.
Un piano, coffre d’âme, qui entonne les vieux airs d’un amour oublié.
par Roumi
01 juin 2009 à 08:42
Ce charmant poème m’a rappelé un souvenir lointain de l’adolescence, un jour où je jouais en duo, accompagné au piano. Je n’avais d’yeux que pour ses mains délicates sur le clavier, pour son regard doux à mon égard et son sourire qu’il aurait fallu déguster lèvres contre lèvres… J’étais follement et secrètement amoureux ; ce fut un grand plaisir que d’être si près de mon rêve et, à défaut d’avoir été unis dans la vie, nous l’avons été par la musique… et cet instant là est un précieux souvenir.