Malgré ces mille maux, ces torsions sourdes sous ma peaux, toute la chair qui se contracte, se ronge, se vide et souffre. Malgré l’absence, et l’indolence de ce frippon, ce vagabon. Non ! je regrette, il n’est pas tel, lui, être doux, si admirable…

Ô, malgré moi, malgré cela, il m’est double, maître de joie, de mes plaisirs, de mes passions, de mes pulsions et à la fois, être insondable qui se dérobe, enfonce ses crocs dans ma chair blanche et laisse ses griffes dessus ma face.

Dites son nom, mes pensées tremblent, guère palpables, elles se défaussent et se dévoilent reprennent leur danse trop insondable, je ne saisis plus rien de vrai, pense à ses mains, à ses doux yeux, oublie l’absence et tends la main vers l’insouciance… et me caresse jusqu’à l’ivresse des illusions de mes passions.

Ne me quitte pas, de m’oublie pas ou brise cela, ce qui est moi, prend cette vie que je renie, abrège ce souffle qui me détruit…

Je ne sais aimer sans souffrir…