Que j’eus aimé vous voir Byron, poête hanté, attablé face à moi, devisant de mon cas. Je n’ai que la page blanche, cette impossible absence que l’encre vient à combler en débutant par vous…

On jurait d’oublier, d’avancer sans douleur, de remiser ses mots, ses traits et ses baisers. L’être avait été jeune, trop jeune, et trop honnête. Il avait pris un coeur, une âme, tout un être, par ses mots torturé, par ses baisers blessé. Il l’avait trop choyé, puis s’en était allé… remisant au passé tout ce que j’avais aimé !

Dynamités les ponts, exterminés les liens, de mon coeur des lambeaux, traces de sangs sur les mains et la mort qui frissonne s’enroulait à mon cou. Il m’avait tant donné et repris trop d’un coup, depuis j’étais mort-né, oublié, effacé.

Quelques mois, tant de larmes et il était venu, un second, différent. Dans les traits plus d’ans, dans le coeur, une peine et aux yeux, au sourire, une vie sans limite, effacée et pliée.