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	<title>Incipio Iter</title>
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	<description>Suppléments d&#039;ames et bouts d&#039;humanité</description>
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		<title>Un Ours dans mes pensées</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 09:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
Abandonner la vie et reprendre ses soucis, petits maux délaissés sur le bord du chemin où s&#8217;évade l&#8217;esprit, la joie d&#8217;un coeur d&#8217;enfant.
Le retour de Berlin est un déchirement, un retour sans vraie joie vers un monde d&#8217;autrefois ! De cette antre aux merveilles, ne reste que les images. Fantasmes d&#8217;un passage qu&#8217;inondent les sensations de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-1033" title="Berlin" src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2010/03/2275798570_804222ee5c_m.jpg" alt="Berlin" width="240" height="180" /></p>
<p><em>Abandonner la vie et reprendre ses soucis, petits maux délaissés sur le bord du chemin où s&#8217;évade l&#8217;esprit, la joie d&#8217;un coeur d&#8217;enfant.</em></p>
<p>Le retour de Berlin est un déchirement, un retour sans vraie joie vers un monde d&#8217;autrefois ! De cette antre aux merveilles, ne reste que les images. Fantasmes d&#8217;un passage qu&#8217;inondent les sensations de beau, de bon, de bien.</p>
<p>On part, une larme à l&#8217;oeil. Berlin dans la nuit noire, sa tour, sa Babel qui luit, qui éblouit et grave dans ma mémoire une place au nom d&#8217;<em>alex</em>&#8230; Arrachement troublant où sombre tout mon être !</p>
<p>Au loin une autre tour, lumineuse comme un phare, une courbe familière aux contours rouges et blancs. Revoilà ma vieille mère, ma patrie d&#8217;autrefois mais mon coeur est ailleurs, entre l&#8217;aigle et le coq, les deux pieds dans le Rhin&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La plume, cette étrangère !</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 13:45:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
Belle lame d&#8217;acier, effilée, profilée qui tua tant et tant sans jamais transpercer, elle m&#8217;est interdite moi qui l&#8217;aime et l&#8217;admire.
Cela fait des années,  je l&#8217;ai laissé tomber. Cela est du passé, je n&#8217;en ai plus parlé. Doigts trop gourd, trop grossiers, plume fragile, indocile. C&#8217;était dans les enfers, la nuit noire de ma vie, elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-1028" title="Writing with quills" src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2010/03/3187504524_9d73182e5f_m.jpg" alt="Writing with quills" width="240" height="161" /></p>
<p><em>Belle lame d&#8217;acier, effilée, profilée qui tua tant et tant sans jamais transpercer, elle m&#8217;est interdite moi qui l&#8217;aime et l&#8217;admire.</em></p>
<p>Cela fait des années,  je l&#8217;ai laissé tomber. Cela est du passé, je n&#8217;en ai plus parlé. Doigts trop gourd, trop grossiers, plume fragile, indocile. C&#8217;était dans les enfers, la nuit noire de ma vie, elle et moi, nous deux, liés, à brûler les cahiers, et poser sans répit, les pensées, les notions, tant de choses sans valeur !</p>
<p><em>Depuis, je l&#8217;ai quitté, mon poignet boursouflé, j&#8217;ai repris le clavier&#8230; trop d&#8217;années sans sa vue, trop de temps a passé !</em></p>
<p>Nous voilà au présent, j&#8217;en redécouvre la trace, et mes mains trop débiles en abîment la grâce. Les mots sont couchés là dans un écrin d&#8217;enfant, ils sentent le savon, sans parfum d&#8217;exception. Et je pleure tant de fleurs à me voir incapable de dompter l&#8217;indocile, la beauté d&#8217;une graphie !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Frôlement au réveil</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 08:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mots]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle m&#8217;aura manqué, cette amie maladroite. Elle se sera cachée dans mon ombre profonde, oubliant vos regards, oublieuse d&#8217;une mémoire. Elle m&#8217;aura délaissé, épanchant dans mes lacs tout son sang d&#8217;encre noire.
Elle n&#8217;était guère au loin, elle n&#8217;avait qu&#8217;un voilage, une mince gaze de soie la protégeait du froid. Mais mes yeux furent aveugles, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle m&#8217;aura manqué, cette amie maladroite. Elle se sera cachée dans mon ombre profonde, oubliant vos regards, oublieuse d&#8217;une mémoire. Elle m&#8217;aura délaissé, épanchant dans mes lacs tout son sang d&#8217;encre noire.</p>
<p>Elle n&#8217;était guère au loin, elle n&#8217;avait qu&#8217;un voilage, une mince gaze de soie la protégeait du froid. Mais mes yeux furent aveugles, et vitreux, blanc laiteux, j&#8217;avançais sans rien voir, la foulais sous mes pas !</p>
<p>Mon amie, ma beauté, toi qui fit tout de moi ; mon amour de toujours, ma belle langue&#8230; Me voilà ! Reprenons à nous deux ces vallons vermillons, mille contrées oubliées par nos pairs hébétés ! Viens, ma plume, et glissons toi et moi sur la page pour nous nue !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Apathie</title>
		<link>http://www.incipiter.net/2010/02/08/apathie/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 16:11:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le plat n&#8217;est plus digeste, trop de sel en son sein. Relevé au possible, j&#8217;y ai trop ajouter ! Et du sel et du poivre, du piment, tant d&#8217;épices que mon nez n&#8217;y sent plus que la force d&#8217;un trop plein !
A côté, l&#8217;étagère est vidée de ses fioles, entassées lentement au passage des années. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-1021" title="Stand d'épices à la foire de Caen" src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2010/02/56083906_2c25994fea_m.jpg" alt="Stand d'épices à la foire de Caen" width="240" height="160" /></p>
<p>Le plat n&#8217;est plus digeste, trop de sel en son sein. Relevé au possible, j&#8217;y ai trop ajouter ! Et du sel et du poivre, du piment, tant d&#8217;épices que mon nez n&#8217;y sent plus que la force d&#8217;un trop plein !</p>
<p>A côté, l&#8217;étagère est vidée de ses fioles, entassées lentement au passage des années. Elles gisent, béantes, leur contenu renversé. Malgré elles, rien n&#8217;y fait ! Je n&#8217;en sens ni le goût, ni l&#8217;odeur. Leur couleur, leurs merveilles, tout échappe à mes yeux.</p>
<p><em>De l&#8217;abysse des eaux, au cotonneux des cieux,<br />
Tout est teinté de gris, tout est tâché d&#8217;ennui&#8230;</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Enfer et Intentions</title>
		<link>http://www.incipiter.net/2010/02/03/enfer-et-intentions/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 16:12:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pourquoi n&#8217;es-tu pas là, Ô mon ange, mon démon ?
Pourquoi gis tu là bas, loin de moi, de mes bras ?
Je halète face au sol, ma misère me désole et traine mes haillons,
Vils lambeaux de mon être déchirés par l&#8217;absence !
A chaque pas un gouffre, à tout geste une douleur&#8230;
Vois tu comme je lutte, condamné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-1017" title="Temple Rope" src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2010/02/2819744987_e383ffa0e1_m.jpg" alt="Temple Rope" width="240" height="180" /></p>
<p>Pourquoi n&#8217;es-tu pas là, Ô mon ange, mon démon ?</p>
<p>Pourquoi gis tu là bas, loin de moi, de mes bras ?</p>
<p>Je halète face au sol, ma misère me désole et traine mes haillons,</p>
<p>Vils lambeaux de mon être déchirés par l&#8217;absence !</p>
<p>A chaque pas un gouffre, à tout geste une douleur&#8230;</p>
<p>Vois tu comme je lutte, condamné par les heures,</p>
<p>Vois-tu donc cette fuite, tout ce temps où je chute !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Helsinki</title>
		<link>http://www.incipiter.net/2010/01/11/helsinki/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 17:43:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il gifle mon visage, s&#8217;accroche à mes oreilles, les mord, les torture. Arrache à mes sourcils les cris de l&#8217;épouvante, durcit sur mon visage les traits d&#8217;un âge qui passe. L&#8217;écharpe pend mollement sous les assauts du vent, cela fait cinq minutes qu&#8217;à cours de courage, elle a rendu les armes et, quittant mes épaules, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-1012" title="Helsinki in the snow !" src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2010/01/4240151627_55729d60e5_m.jpg" alt="Helsinki in the snow !" width="240" height="180" /></p>
<p>Il gifle mon visage, s&#8217;accroche à mes oreilles, les mord, les torture. Arrache à mes sourcils les cris de l&#8217;épouvante, durcit sur mon visage les traits d&#8217;un âge qui passe. L&#8217;écharpe pend mollement sous les assauts du vent, cela fait cinq minutes qu&#8217;à cours de courage, elle a rendu les armes et, quittant mes épaules, les laissa sans défense.</p>
<p>Mon corps frissonne encore, une blessure de plus, un long cri de silence et mes doigts mortifiés comme gelés, momifiés. Le sol n&#8217;est plus de glace, c&#8217;est un monde de plomb, sorte de pierre gelée que martèlent mes pieds. Mon être tout entier crie et hurle au dedans ; sa souffrance, il la tait mais dehors dans le vent, avancer ou tomber&#8230; et mon rire, et ma joie, rien n&#8217;est plus dans ce froid&#8230; méchant ricanement d&#8217;un être à l&#8217;abandon.</p>
<p>Une lueur dans le loin, une idée de chaleur, juste un extrait de feu qui rayonne sans brûler. La douleur s&#8217;efface et reprend aussitôt, dans mes vingt doigts gelés, mille aiguilles infernales enfoncées dans ma chair !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Choc</title>
		<link>http://www.incipiter.net/2010/01/08/le-choc-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 16:16:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
La porte était fermée, scellée par la douleur d&#8217;un passé oublié.
Derniers jours de l&#8217;année dans un chalet de bois au coeur d&#8217;une capitale assiégée par le froid. Dans la tièdeur des lieux nous étions dix enfants de mères bien différentes, de contrées éloignées. La chaleur du piano raisonnait dans les murs. Sous les doigts de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center; "><img class="alignnone size-full wp-image-1005" title="Warm Light" src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2010/01/3084351551_f59d3cd38a_m.jpg" alt="Warm Light" width="240" height="148" /></p>
<p><em>La porte était fermée, scellée par la douleur d&#8217;un passé oublié.</em></p>
<p>Derniers jours de l&#8217;année dans un chalet de bois au coeur d&#8217;une capitale assiégée par le froid. Dans la tièdeur des lieux nous étions dix enfants de mères bien différentes, de contrées éloignées. La chaleur du piano raisonnait dans les murs. Sous les doigts de l&#8217;ami, de douces mélopées.</p>
<p>Moi, je me trouvais là, assis dans le moelleux d&#8217;un vieux fauteuil velours. Les pages mêlées aux notes berçaient de leur musique mon esprit apaisé. Chapitre après chapitre dévorant toujours plus la vie de tous ces autres, paysages inconnus offerts par un ami au départ de Paris.</p>
<p>Une bourrasque est entrée, à peine perceptible, deux nouveaux compagnons dans l&#8217;antre sont entrés. <em>Les pages sous mes doigts glissent plus lentement.</em> Alors dans cette ambiance à la lumière jaunie, à la neige aux fenêtres, aux amis rassemblés, s&#8217;échappa une voix, un sourire et la joie&#8230; et moi je restais coi, troublé, presque sonné ! <em>Les pages sous mes doigts ont cessé de tourner&#8230;</em></p>
<p><em>Cela faisait longtemps, la porte battait au vent.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ruine de l&#8217;âme</title>
		<link>http://www.incipiter.net/2010/01/08/ruine-de-lame/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 14:55:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
Admire les splendeurs, toi qui foule ces lieux ! Nouveau dans la lumière tu n&#8217;y vois pas encore&#8230; Il te faudra du temps pour enfin t&#8217;habituer et découvrir alors la vie qui grouille ici, les beautés minérales, constructions végétales, toutes ces frêles oeuvres d&#8217;une Nature qui t&#8217;a fait !
A quoi bon expliquer, décrire, tout annoter ? Quelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-1001" title="La BEAUTE d'une FLEUR et le VOL..." src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2010/01/3508423420_9ed3bcee51_m.jpg" alt="La BEAUTE d'une FLEUR et le VOL..." width="240" height="159" /></p>
<p>Admire les splendeurs, toi qui foule ces lieux ! Nouveau dans la lumière tu n&#8217;y vois pas encore&#8230; Il te faudra du temps pour enfin t&#8217;habituer et découvrir alors la vie qui grouille ici, les beautés minérales, constructions végétales, toutes ces frêles oeuvres d&#8217;une Nature qui t&#8217;a fait !</p>
<p>A quoi bon expliquer, décrire, tout annoter ? Quelle raison pour cette quête, ce besoin animal ? Tant de milliers d&#8217;années à fouler cette terre, la trouver familière, tenter de la comprendre et de la modeler. Quel est donc ce démon duquel naquit l&#8217;outil ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ex Libris</title>
		<link>http://www.incipiter.net/2010/01/08/ex-libris/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 14:51:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
Derrière leur cartonnage se dévoilent les voyages, des milliers de rivages cachés dans des ouvrages.
Un troupeau de beaux mots, posé sur rayonnage et ma vie, tous mes maux, portée dedans leurs pages.
Je les entasse sans trève, en dévore les rivages et d&#8217;une nuit sans âge m&#8217;éclipse dans leurs rêves.
Entassés sans raison, jalousés et gardés, ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-998" title="A room without books is like a body..." src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2010/01/4237235332_a40e646dd6_m.jpg" alt="A room without books is like a body..." width="240" height="160" /></p>
<p style="text-align: left;"><em>Derrière leur cartonnage se dévoilent les voyages, des milliers de rivages cachés dans des ouvrages.</em></p>
<p>Un troupeau de beaux mots, posé sur rayonnage et ma vie, tous mes maux, portée dedans leurs pages.</p>
<p>Je les entasse sans trève, en dévore les rivages et d&#8217;une nuit sans âge m&#8217;éclipse dans leurs rêves.</p>
<p>Entassés sans raison, jalousés et gardés, ils sont tout le savoir, l&#8217;espoir et la mémoire, ils vivent par nos mots, survivent dans nos contes.</p>
<p>Ils sont pour moi la vie, l&#8217;immense poésie d&#8217;un monde devenu fou mais qui dès qu&#8217;il se pose se retrouve dans leur lit.</p>
<p>Embruns de l&#8217;océan d&#8217;une société trop preste, ils s&#8217;échappent du flot, en libèrent tout le zeste.</p>
<p style="text-align: right;"><em>une pensée pour Jérôme</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Tombe la neige</title>
		<link>http://www.incipiter.net/2009/12/17/tombe-la-neige/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 10:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>incipio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prose]]></category>

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		<description><![CDATA[
La chaleur m&#8217;environne, une porte, quelques pas et le froid me saisit. Un froid doux, cotonneux, tout s&#8217;est tu, tout est blanc. Le monde a revêtu son habit duveteux, la ville n&#8217;a même plus ce ton gris et bruyant, la neige a recouvert et le gris et le bruit.
Un pied sur le tapis, un fripon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-991" title="Pas dans la neige" src="http://www.incipiter.net/wp-content/uploads/2009/12/2066197955_99e8f1a185_m.jpg" alt="Pas dans la neige" width="240" height="160" /></p>
<p>La chaleur m&#8217;environne, une porte, quelques pas et le froid me saisit. Un froid doux, cotonneux, tout s&#8217;est tu, tout est blanc. Le monde a revêtu son habit duveteux, la ville n&#8217;a même plus ce ton gris et bruyant, la neige a recouvert et le gris et le bruit.</p>
<p>Un pied sur le tapis, un fripon effleure ma joue, un baiser déposé qui empourpre mes joues. Les parcelles de nuages s&#8217;éffilochent jusqu&#8217;au sol. Des flocons par milliards frissonnant dans le vent.</p>
<p>A mes pas ceux des autres, de ceux là qui passèrent avant moi, juste là ! C&#8217;est étrange, cette mémoire, cette histoire que nous conte la neige du matin !</p>
<p>Au loin sévit l&#8217;infect, un être seul et austère qui joint à ces cristaux d&#8217;autres gris, bruns et sales, rien ne crisse plus là bas, que des flaques de gadoue, nul plaisir, nulle jouissance dans ce parterre de boue.</p>
<p><em>La neige éveille en nous la jeune âme de l&#8217;enfant, yeux de gosse que ce blanc fait rêver, que le bruit des flocons s&#8217;amassant dans le vent fait sourire, rayonnant&#8230;</em></p>
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