Espérance
mai 20th, 2008
Esperance - Castletown Jetty Fin d’après midi calme au bord d’un bureau, un fond d’air léger que berce des duvets aux replis blancs et gris.
Que faire alors ? Ecrire, car ce mot est si beau, car les maux le demandent et qu’il me faut parler, et qu’il me faut poser ces valises que je porte et entrouvre au passage, au détour d’un mirage pour vous montrer un temps - rien de plus qu’un instant - ces petites phrases amies qui parsèment ma vie.
Des jours, des mois, des ans tellement de ce temps qui passe et s’évapore aussitôt qu’il est né. A nos yeux polissons, ils clament haut et fort : halte à vous, jouissez donc ! Ils nous somment de voler l’instant qui va passer et de rompre la vertu, vieille une fleur fanée qu’on a laisser sécher. Profitez de ces heures, ne réfléchissez plus, brisez donc ces chaînes que vous avez forgées, libérez vous du joug d’un tyran intérieur !
Les démons m’ont repris, ils ont trouvé une faille que l’autre a su creuser. Ils se sont infiltrés, pernicieux et avides, dans les couches de l’humain, distillant peu à peu les causes de mon mal. Mais je ne veux tomber, me trouver écrasé sous les coups de ces bêtes. Je les chasse, ces maudits, les éloigne de l’esprit et ouvre à la vie mes deux yeux noir d’ébène.
Les caresses du vent sont autant de ces bouches qui vous lèchent le corps et imposent, souriantes, un frisson tout du long.